Dialoguer avec les spectateurs, les inviter à suivre les progrès d'une création, leur faire découvrir l'univers littéraire de celle-ci ou les problématiques socio-politiques qui la fondent sont autant d'occasions d'échanges qui ponctuent, structurent, nourrissent le travail artistique
du Théâtre Variable n°2.

Actions artistiques

Les initiatives menées en direction des publics adoptent des formes variées au gré des spectacles : rencontres autour des représentations, lectures publiques dans et hors les murs, chantiers de création, ateliers d'écriture et de pratique théâtrale, tables rondes scientifiques réunissant artistes et universitaires...


Ateliers & Rencontres

Dès ses premiers travaux à l'École Normale Supérieure de Lyon, Keti Irubetagoyena porte une attention particulière aux dynamiques de transmissions et d'échanges qu'elle inscrit au coeur de sa démarche de création. Depuis, des partenariats lient chaque année le Théâtre Variable n°2 à des établissements d'enseignement, des centres sociaux et des structures de santé.

De 2010 à 2012, les résidences de création de Haïkus de prison et d'Embrassez-les tous au Centquatre - Paris sont ponctuées de rencontres régulières avec des groupes de spectateurs issus des centres sociaux du 19e arrondissement.
En 2014 et 2015, les résidences de recherche sur Ordonne tes restes à l'Abbaye de la Prée et sur Il n'y a pas de certitude aux Anciennes cuisines de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard sont également l'occasion d'ateliers et de rencontres avec les pensionnaires de ces institutions.

 Atelier autour de  La Colonie  de Marivaux Collège Pierre de Ronsard de Tremblay-en-France, 2016 Photo : Charlotte Bonneau

Atelier autour de La Colonie de Marivaux
Collège Pierre de Ronsard de Tremblay-en-France, 2016
Photo : Charlotte Bonneau

 Rencontre en classe autour de  La Femme  ® n'existe pas , en présence de Keti Irubetagoyena, dans le cadre de l’initiative « Collèges au spectacle »  initiée par la Comédie Poitou-Charentes - CDN (mars 2018). Photo : Margot Beaudonnet

Rencontre en classe autour de La Femme® n'existe pas, en présence de Keti Irubetagoyena, dans le cadre de l’initiative « Collèges au spectacle »  initiée par la Comédie Poitou-Charentes - CDN (mars 2018).
Photo : Margot Beaudonnet

Depuis 2015, le cycle Luttes et émancipation donne lieu à de nombreux ateliers dans l'enseignement secondaire (collège Pierre de Ronsard de Tremblay-en-France, lycée Voillaume d'Aulnay-sous-Bois) et supérieur (Université Lumière Lyon 2, Institut d'études politiques de Paris, Institut d'études françaises d'Avignon, E.N.S. de Lyon) ainsi que dans des écoles d'art (C.R.R. de Toulouse, Théâtre-École de la Scène nationale d'Albi).
Élèves et étudiants explorent avec les membres du Théâtre Variable n°2 les questions socio-politiques soulevées par les spectacles en cours de création, dont ils travaillent la matière documentaire, textuelle et scénique.
Lors des projets pédagogiques les plus longs, les classes suivent les répétitions du Théâtre Variable n°2 et participent à une école du spectateur pensée en lien avec les thématiques abordées dans le cycle : rapports homme-femme, violences de classe et discriminations raciales.

Dans le cas de La Femme® n'existe pas, Marivaux étant au programme du collège et du lycée, il facilite les liens directs avec les cours de français.

Tables rondes scientifiques

 Atelier dirigé par Keti Irubetagoyena autour de  La Femme® n'existe pas  Institut d'études françaises d'Avignon, 2016 Photo : Julie Moulier

Atelier dirigé par Keti Irubetagoyena autour de La Femme® n'existe pas
Institut d'études françaises d'Avignon, 2016
Photo : Julie Moulier

Chantiers de création

En 2009/2010, accueillie en résidence au Centquatre, Keti Irubetagoyena mène un projet de répétitions publiques quotidiennes dans les espaces ouverts de l'établissement. Improvisations, travail corporel et vocal, lectures sont proposés sans pudeur au regard du public, toujours expliqué.e.s et offert.e.s au dialogue.
Le groupe de travail se déplace également dans le quartier pour des rencontres HORS LES MURS dans les structures sociales et associations du 19e arrondissement : l'espace Cambrai, l'Antenne Jeunes Flandre, le centre social CAF Tanger, la Bibliothèque Flandre...
Keti Irubetagoyena répète alors Haïkus de prison puis On ne badine pas avec l'amour de Musset (avec les comédiens du Vilain Petit Théâtre) en maintenant le principe de répétitions publiques régulières.

L'apport des répétitions publiques aux créations est indéniable,
tant par l'exigence qu'impose le travail à vue que par le mouvement réflexif qu'il suscite. Ce procédé accompagne depuis chaque mise en scène proposée au sein du Théâtre Variable n°2, qu'il s'actualise dans le cadre des résidences ou à l'occasion des projets en milieux scolaire et universitaire.