ESPRIT - Véronique Nahoum-Grappe

Théâtre – Le genre du doute, le doute de genre - janvier 2017

Après avoir vu la pièce, Il n’y a pas de certitude, montée par un trio de jeunes femmes talentueuses[1], j’ai réalisé quelque chose que je voudrais ici tenter de décrire. Pourquoi cette pièce touche-t-elle de façon si précise ? Pourquoi touche-t-elle un lieu sensible, mais encore en friche ? Elle y enfonce un clou, elle fouille jusqu’à l’os, elle pointe quelque chose de crucial sur la différence des sexes.

LE SOUFFLEUR - Alice Palmieri

février 2017

Julie Moulier a une trentaine d’années, guère plus. La femme qu’elle incarne, seule sur scène, en à 20 de plus. La différence ne se fait pas sentir, la comédienne est si impliquée, sa présence scénique est si marquante, sa voix si rauque, qu’on lui donnerait ces années qu’elle n’a pas. Aujourd’hui, celle que Julie incarne fête son cinquantième anniversaire.

UN FAUTEUIL POUR L'ORCHESTRE - Artémise

février 2017

Le texte de Barbara Métais-Chastanier est puissant direct net et incisif. Il relate l’effondrement d’une femme et est percutant et sensible à la fois.
Au plateau tout semble en équilibre précaire ainsi un poisson dans son sac empli d’eau suspendu à un cintre lui-même suspendu à un lustre, un tabouret dont l’assise s’enlève…

I/O PAPIER - Agathe Charnet

24 février 2017 

Elle va pas très fort, Clytemnestre. Pas trop le moral en ce moment. Mais, elle en est sûre et son psy aussi, ça va finir par aller mieux. Dans le seul-en-scène écrit par Barbara Métais-Chastanier, Clytemnestre est une femme de cinquante ans. Une femme qui est passée par toutes les épreuves et qui arrive enfin, elle aimerait bien le croire, à l’aube d’une nouvelle vie.

 
 

Ordonne tes restes


L'HUMANITÉ - Jean-Pierre Léonardini

Il ne faut pas que jeunesse se passe - 1er décembre 2014

On doit toujours compter sur la surprise. C’est ainsi que, sur un coup de fil, je me laissai convaincre d’aller assister, jeudi dernier dans l’après-midi, à une représentation destinée à des programmateurs de théâtre. Nous étions peu dans la salle du centre d’animation de la place des Fêtes pour découvrir Ordonne tes restes, montage de textes tirés de romans d’Antoine Volodine, assorti de « slogans » de Maria Soudaïeva qu’il a traduits.

THÉÂTRES.COM - Audrey Jean

30 octobre 2014

Comme à son habitude le Festival Péril Jeune de Confluences offre de belles surprises. Revenons sur « Ordonne tes restes » une reflexion inventive sur le thème universel du vieillissement. Atypique sur la forme ce spectacle donne à voir toute la foisonnance de la jeune création au travers de propositions particulièrement judicieuses. A découvrir encore ce soir !

 

I QUADERNI DEL TEATRO DI ROMA N°7 - Simona Polvani

Pour achever ce panorama d’Impatience, voici le spectacle qui a remporté mon vote de spectatrice : Embrassez-les tous de l’auteure Barbara M. Chastanier, mise en scène de Keti Irubetagoyena. Le texte met en scène par alternance les séances psychanalytiques d’une jeune femme en quête de sa mémoire d’enfant et faisant des recherches scientifiques à partir de bulbes olfactifs de poulets, ...

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LE FIGARO - Armelle Héliot

Au 104, la jeunesse est au rendez-vous - 25 octobre 2011 

Il se passe toujours quelque chose au 104 ! Ces jours-ci, de jeunes artistes présentent leurs spectacles dans les ateliers. Du théâtre nourri de références, mais vif et spirituel. A découvrir à l'occasion sous le titre Embrassez-les-tous.


 

On ne badine pas avec l'amour


LA PROVENCE 

Juillet 2010 - Festival d'Avignon 

On ne badine pas avec l’amour est l’un des plus grands textes de la période romantique. Lorsqu’il l’écrit, Alfred de Musset n’a que 24 ans et souffre de ses amours tumultueuses avec George Sand. Et pourtant, la Cie Le Vilain Petit Théâtre a réussi un tour de magie exceptionnel : allier le drame à la comédie. Et des rires, il y en a, le public ne s’en prive pas. Tout le génie de la compagnie réside dans une mise en scène en scène contemporaine, farfelue et délurée. Ainsi, ne vous étonnez pas si vous voyez un cheval danser sur le tube de France Gall, Elle, Elle l’a, tout est sous contrôle ! L’humour ne gâche en rien l’éternelle histoire d’amour et de trahison entre Camille, une jeune femme qui ne veut détourner son regard de Jésus-Christ et Perdican, son cousin, un libertin de 22 ans. Saluons l’excellente performance des comédiens qui nous emmènent dans l’univers d’un classique, totalement fou mais agréable à (re)découvrir.

LA MARSEILLAISE - Pierre Galaud 

le 24 juillet 2010 

Les plus beaux textes sont toujours les plus porteurs d’émotions. Ceux de Musset nous enchantent depuis toujours. Joués et rejoués ils gardent à jamais le même charme même s’ils diffèrent chaque fois, tant les metteurs en scène qui se succèdent savent y mettre leur patte et en tirer la quintessence.
C’est le cas aujourd’hui de Keti Irubetagoyena qui nous propose un « On ne badine pas » superbement adapté, vif et jeune dans sa conception comme dans on jeu, persuasif, expressif mêlant à souhait le rire à la tragédie. Dès le début du spectacle on oublie qu’il s’agit d’un drame. Le Baron (interprété par une femme), Dame Pluche (campée par un homme), Maître Bridaine et Maître Blazius tiennent plus de la farce que de la comédie. Comme des Augustes venus soutenir les propos des clowns blancs, ils mettent en exergue l’intention de l’auteur. Au centre de tout cela, cependant, les relations amoureuses de nos trois condisciples, Perdican, Camille et Rosette se risquent dans un jeu beaucoup plus classique. Ce contraste, qu’on suppose voulu, permet de donner encore plus de poids au drame qui s’approche inexorablement. La mort au centre du rire vient de tomber brutalement comme un couperet ! Le badinage est fini, la tragédie atteint son paroxysme, le texte de Musset a pu jouer avec brio son propre rôle, l’émotion est au rendez-vous. Sept comédiens jeunes et pleins d’allant, aux talents multiples, y compris ceux de bruiteurs, ne quittent la scène à aucun moment. Une pièce rondement menée où les didascalies sont évoquées sous forme de reportage radiophonique. On s’enflamme avec Perdican, on s’attriste avec Camille… on aime Rosette. A voir, vraiment, c’est impitoyable mais pas iconoclaste, hors du commun mais pas hors de propos !

FRANCE CULTURE - Adèle Van Reeth 

26 avril 2010

Puisqu'on parle de théâtre, c'est l'occasion de vous parler d'une autre mise en scène excellente, dans un registre bien différent, puisqu'il s'agit d'un spectacle joué par le Vilain Petit Théâtre que l'on peut aller voir ces jours-ci au Bouffon Théâtre à Paris, interpréter la pièce d'Alfred de Musset On ne badine pas avec l'amour, de manière délirante et jouissive. Le parti pris de la metteur en scène de cette troupe, Keti Irubetagoyena, est de valoriser non seulement la technique et les décors, mais aussi la présence corporelle et vocale des acteurs. Ce parti pris est porté par des comédiens excellents qui restent justes dans tous les registres. Et le résultat c'est qu'en tant que spectateur on oublie l'espace exigu du Bouffon Théâtre pour s'immerger dans cette pièce, encore considérée à tort comme mièvre et sentimentale. C'est donc une très bonne mise en scène qui nous donne à voir que le cœur de cette pièce n'est pas tant l'amour en tant que tel mais l'attachement au monde de l'enfance et des rêves, et surtout la violence de l'orgueil. Je vous recommande donc d'aller voir ce spectacle qui jongle avec tous les codes et les différentes époques.